Marine

Vêtue d'un large faisceau de couleurs la sublimant

C'est une marquise drapée aux mouvements indécents

Qui ne craint point les regards envolés

De ces migrants piaillant tous à leur gré

 

Houleusement, elle s'articule d'avant en arrière

Frétillant à petits pas, elle s'avance d'une brise légère

Caressant de son écume les criques ensablées

Que l'azur de sa voix, de ses fables vient charmer

 

Beauté paradoxale d'une instabilité pétrifiante

Elle sème l'effroi quand surgit la déferlante

Puis baignée de calme, attendrie se laisse toucher

Quand au creux de ses draps le soleil vient se coucher

 

Engouffrante assassine des coques de bois

C'est une reine impérieuse aux reflets sans écluses

Qui fredonne l'abysse en émoi

L'air envoûtant de Syracuse.

 

Vim "Marine"

Marines

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