Les nuits du silence

C’est toujours ainsi que cela se passe

Chaque soir, c’est le même train fou

Maman se couche tôt car elle est lasse

Et moi, je reste seule avec mon doudou

 

Contre moi je le serre très fort

J’ai peur du géant de mes nuits

Qui lorsque maman, épuisée s’endort

Me murmure de ne pas pousser de cris

 

Mes larmes commencent alors à couler

Sa respiration se pose dans mon cou

Petit chamallow entre ses mains d’acier

Je vis d’infernales heures de remous

 

Il me dit : «  Tu vois comme ta maman est fatiguée

Sois donc une gentille fille et ne va pas l’embêter

Avec tes histoires brodées, pleurnicheuse gâtée

Mais aide-la et sois pour moi, une docile petite fée »

 

C’est toujours ainsi que cela se passe

Chaque nuit, c’est le même train fou

Maman se couche tôt car elle est lasse

Et moi, je reste seule avec mon doudou.

 

Vim « Les nuits du silence »

Dsc 1654

×