Phare d'Eckmuhl


Eckmuhl 

Je t’ai vu de mes yeux guettant le soir

Tel un cyclope lumineux brisant le noir

Tu indiquais aux navires les dangers du chemin

Toi l’empereur des impérieux courants marins

 

Phare, phare, de ta voix de sirène

Tu m’attires à toi, tu m’entraînes

A gravir l’Himalaya de ton colimaçon

Pour m’étourdir à satiété de ton horizon

 

Le vent de tes hauteurs m’effleure le visage

Mes pensées solitaires quittent leur rivage

Devant tant de beauté, je suis en extase

Remplis-moi de frissons, je serai ton vase

 

Entre ciel et terre mon esprit gamberge

Tour infernale, craindrais-je que l’on te submerge ?

Quand mugissent les vagues déferlantes à ta base

Toi mon phare, tu es mon rempart, ma seule embrasse.

 

Vim « Phare d'Eckmuhl »

Eckmulh

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