Sur le bord du chemin

Laissez-moi crever sur le bitume

Tel un poisson hors de sa lagune

J’en ai assez de l’existence et de son écume

Mourir sera mon repos et toute ma fortune

 

Vous me direz dépressive comme un frêle têtard

Mais que celui qui me juge sans me connaître

Balaye en premier le seuil de sa porte sans retard

Et se taise. Je n’avais point demandé à naître

 

N’essayez pas de me retenir

Vos soudains efforts seraient vains

Vous êtes restés là, me regardant souffrir

Sans bouger le petit doigt, sans me tendre la main

 

Vous vous êtes tenus éloignés de moi

Me laissant m’éteindre à petit feu

De blessures sans fin j’étais la proie

Mes larmes n’étaient pas un jeu

 

Maintenant vous vous indignez, choqués

Par mes propos, mais mon cœur est meurtri

Les coups et les tranchants m’ont dépecée

Plus rien ne peut arrêter l’hémorragie.

 

Vim « Sur le bord du chemin »

Solesmes chemin pietonnier du bord de sarthe vu de cri cri plage reduite

Photo du site solesmes72.fr

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