La rejetée

Le vent m’assaille et m’entraîne

Me faisant choir ici feuille morte

Par les bourrasques qui me malmènent

Je suis projetée devant vos portes

 

J’entends des bruits dans le corridor

Vos pas, vos voix, de la vie, des chants

Et moi j’attends ici l’heure de ma mort

Je frotte, je gratte et griffe dans le vent

 

Suis-je condamnée à vivre en errance ?

On me chasse à grands coups de balais

On ne veut guère de moi, je meurs en silence

Je subis de par vos regards, le mépris et le rejet

 

Pourtant, je vous interpelle derrière cette porte en bois

Je ne suis pas la seule à être ballotée pas les vents

Nous sommes des milliers à crever là

Oui, la misère traverse les générations et le temps.

 

    Vim  "La rejetée"
 
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        Photo du site japoninfo.com
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