L'enchaîné

C’est un vieil entrepôt désaffecté

Un atelier de Couture artisanal

Une grande baraque délabrée

A l’architecture imposante banale

 

Le crépi friable est défraîchi

A l’intérieur, les murs sont gris et froids

Le silence règne, l’effervescence a fui

Les machines sont éteintes, plus de bruit ni de voix

 

Adieu belles étoffes de mes idées folasses

Floraisons de mon esprit en ébullition

Patchworks, robes, lingeries, chemises et j’en passe

Tulles, cotons, dentelles, soies, flanelles de mes émotions

 

La vie a mis sous scellés mon entrepôt

Impuissant, je regarde la poussière envahir l’atelier

Mes yeux s’embuent, j’en ai le cœur gros

Je suis pieds et mains liés, un créateur dépossédé.

 

Vim  « L’enchaîné »

l'enchaîné

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