Carillon

Dans sa course folle, le carillon du temps se met à chanter

Rien ne peut refréner ses bruyantes ardeurs

Lui, le maître inconditionnel de l’instant T

Sonne, résonne, passe et trépasse en chœur 

 

Le miroir des années me dépeint un autre visage

Des rides apparaissent, défigurent la jeunesse

Je ne sais que dire, je suis emportée sans ancrage

Où vais-je ainsi, malmenée par ces reflets sans liesse

 

Je voudrais souffler sur les aiguilles du cadran

Rien qu’une minute pour les voir s’évanouir

Vendre tous mes biens pour revivre un instant

Mes jeunes printemps, mes doux souvenirs

 

Carillon du temps, sonne ton dernier glas !

Reprenez votre mélodie doucereuse, mesquines années

Car de mes baguettes je percuterai les bois

De mon xylophone, je retrancherai les hivers et les étés

 

Ah que revienne le temps où petite fille j’étais

Heureuse et paisible, sur les genoux de ma grand-mère

Dans ses bras bienveillants contre son cœur je siégeais  

Oui c’était le bon temps, c’était hier.

 

Vim  « Carillon »

Sablier1

Photo du site lespiedsblancs.wordpress.com

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